L'activité réduite : étude et analyse

Septembre 2012
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En février 2012, l’Unédic a mené une enquête téléphonique auprès de demandeurs d’emploi indemnisés par l’Assurance chômage ayant exercé une activité réduite au cours du 2ème trimestre 2011. Les individus ont été interrogés sur leur situation professionnelle au moment de l’enquête, sur les motifs les ayant conduits à occuper une activité réduite et sur leur perception du dispositif. L’enquête a également permis de recueillir des informations sur leur connaissance des règles du dispositif.

L’enquête fait ressortir des effets plutôt positifs du passage par l’activité réduite sur la qualité de l’emploi retrouvé après la sortie des listes de Pôle emploi. En effet, ces emplois sont pour la plupart à temps complet. En outre, la part de contrats d’un an ou plus est relativement élevée, en comparaison aux emplois retrouvés par l’ensemble des indemnisés sortant des listes de Pôle emploi. En revanche, pour les enquêtés toujours en activité réduite, les emplois à temps partiel et l’intérim sont plus fréquents.

L’activité réduite est généralement prise par défaut. Elle n’est pas dénuée d’intérêt pour autant, puisque les deux tiers des interrogés ont été attirés par le métier exercé, le secteur d’activité ou l’entreprise. Les enquêtés considèrent également cet emploi comme un moyen de développer leur expérience professionnelle, ou un possible tremplin vers un CDI.

Une grande majorité des allocataires témoignent de leur perception positive de l’activité réduite. Ainsi, les deux incidences du dispositif les plus citées sont : rester proche du marché du travail et acquérir une expérience professionnelle